07 octobre 2007

Elucubrations, le retour

Hier soir, Nuit Blanche qui faisait changer le regard porté sur Paris. Rues noires de monde pour Nuit Blanche mâtinée de bleu, Tuileries rougeoyantes derrière des globes de feu, Madeleine méconnaissable avec ses souffleurs de poésies, juchés sur de hauts piédestals et dotés de longs tubes bleus électrique, créant des ballets imaginaires au coeur de l'eglise plongée dans le noir, concours de slam macabre par de jeunes membres de la Comédie Française à la diction irréprochable.

De quoi oser redécouvrir ce que l'on croyait connaître.

Et en se quittant à l'aube, on se demande si on a juste vécu un moment unique, si on a prolongé irrésistiblement le passé, ou si, entre deux éclats de rire, c'est une promesse qui s'entr'ouvre.

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20 juillet 2007

Le vélo est-il un luxe?

Pour une fois, je vais céder ma tribune à une de mes collègues qui m'a envoyé ce petit texte qui relate comment elle a fait connaissance avec le tout nouveau joujou que nous donne la Mairie de Paris: Vélib'. Si je dois dire qu'à l'origine j'étais vraiment tentée par cette location qui nous est vendue comme étant "facile et sans contraintes", à lire ses mésaventures, je crois être plus dubitative. Sur ce, je vous laisse juger!

Témoignage de Laetitia B-O, 30 ans, Boulogne

Depuis quelques semaines, la Mairie de Paris installe une borne Vélib' au pied du bureau. J'avais vraiment envie de tester le concept et de profiter de ces premiers jours de beau temps à paris. Vélib'=vélo+ liberté. Oui, se sentir en liberté dans les rues de la capitale, cheveux au vent pour seulement 1€, c'était tentant !

Hier, exceptionnellement, je n'étais pas motorisée et trouvais l'occasion trop belle. Après avoir affronté les multiples écrans de la borne, elle finit par me libérer un vélo. Whaouh ! Mon sac à main bourré ne fermant pas, je décide malgré tout de le déposer dans le panier métallique. Dès les premiers pavés (eh oui, ils ne les ont pas tous retirés pour Paris Plage!), tout son contenu manque de se répandre passant au travers des mailles. Mais c'est un détail!

Je rejoins des collègues pour un verre en bord de Seine, au pied de la Tour Eiffel. Jusque là , tout roule. Une fois sur place, point de borne. Que cela ne tienne, je ne suis pas à 2€ près, donc je gare la petite reine à mes côtés.

23h50 La soirée a duré plus longtemps que prévu. Retour en Vélib' a la maison...ou presque : Boulogne n'est pas desservi mais je laisserai le vélo Porte de St Cloud et marcherai le kilomètre restant. Après tout, la marche, c'est bon pour la santé.

00h05 Je commence à avoir chaud

00h15 Porte de St Cloud. Borne difficile à trouver, je fais le tour de la place. Ah la voilà ! Zut, pas d'emplacement dispo. C'est ballot !

00h20 Avenue de Versailles. Pas de place non plus. Grrr!!

00h23 Exelmans. Je m'éloigne, au moins 1,5 km à pied. J'ai vraiment chaud. Tout est pris.

00h28 Porte d'Auteuil. TOUJOURS PAS DE PLACE !!! Mais bon sang, c'est quoi ce binz ? Je ne vais pas non plus y passer la nuit. Donc peu consciente des tarifs, je décide de rentrer à la maison, tant pis!

00h38 Retour à la maison en vélo et le vélo dans l'appartement, s'il vous plait. Ca va déjà me coûter suffisamment cher pour ne pas, en plus, risquer de me le faire piquer et d'être débitée des 150€ de caution.

9h. De retour au boulot. Dès le matin, j'ai déjà chaud. Alléluia ! Enfin une borne de libre. Le verdict tombe : 95€ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Conclusion, tous le gens que vous voyez circuler à vélo ne profitent pas agréablement du temps qui passe, non, non, non. Ils arpentent désespérément les rues à la recherche d'une borne libre.
Illustration: Fernand Léger, Le Cycliste (1948)

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14 juillet 2007

Attention, l'abus de 14 juillet peut être nocif pour la santé

Il y avait un je-ne-sais-quoi de bizarre aujourd'hui dans les rues de Paris. On y pouvait y croiser un embouteillage de chevaux avenue Franklin Roosevelt


une femme qui étreignait un arbre comme si c'était son premier amour







des hommes qui décidaient que monter à vélo était plus intéressant en se mettant debout sur la selle



des personnes âgées qui monopolisaient les jeux d'enfant



Allez, musique!
(mode d'emploi: on clique 2 fois puis on se délecte avec cette génialissime interprétation par Django et Stéphane Grappelli!)

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01 juillet 2007

Recette musicale

Grosse pression. On m'attend au tournant, j'en suis sûre. Forcément, j'aurais dû être un peu plus maligne et ne pas me mettre au 1er rang. Planquer mon carnet sur lequel je n'ai pu m'empêcher de grifonner à la hâte quelques impressions imprécises.
Mais bon, à quoi bon gacher son plaisir! Car, j'avoue, j'ai récidivé mon petit rendez-vous trimestriel avec le plaisir.
Je vous vois d'ici vous dire que trimestriel, franchement, ce n'est pas assez, et qu'une fille comme moi devrait pouvoir faire des efforts.
Et puis, attendez, je prends des notes pendant que je prends du plaisir? décidément, je dois être quelqu'un d'étrange, de pas toujours fréquentable.
Mais, le fait est que ce plaisir-là ne dépend pas de moi, mais de deux garçons et d'une fille. Ouh, mais c'est qu'elle est gourmande, dites-moi...

Comment ça, vous ne saviez pas que la musique c'est toujours meilleur à plusieurs?

Alors laissez-moi vous expliquer.
Prenons un trio à cordes - un violon, un violoncelle et une guitare - qui devient quatuor quand Philippe use de ses cordes vocales.
Laissons-les mariner quelques minutes en attendant que tout le monde s'installe, puis mettons-les à feu très doux afin que les arômes puissent s'exprimer.
Egrenons les influences multiples, notamment celles de Monsieur Georges Brassens, qui reste la référence de Gédéon Picot dans ses thèmes, mais aussi sa discrétion et la fausse facilité de son rythme. Il ne manque que des moustaches à notre chanteur pour parfaire le tableau.
Ajoutons quelques touches d'humour. "Et voilà", comme dirait notre chanteur, pour clore l'introduction de ses chansons.
Suggestion de présentation: une atmosphère chaleureuse, un petit café du 11ème qui a su pousser les tables, et quelques mousses, et nous avons la recette incroyable d'un beau début de soirée.

Savourer sans se presser.

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26 juin 2007

ouf!

Clara Sheller porte du rose
Elle met même parfois des jupes plissées fuschia
Elle couche avec son meilleur pote
En plus il est homo
Et il couche avec son mec à elle

C'est donc tout vu, ce n'est pas moi.

Ouf.

Et alors, pourquoi ça finit bien? Et en plus sur le Pont Alexandre III???Hé, y une boulette dans le scénario, ou quoi???

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25 juin 2007

Au moins Bridget était blonde

Erreur fatale, j'ai commencé à regarder Clara Sheller.

Elle habite Paris et frise avec la trentaine.

Elle a un prénom en A

Elle enchaîne les plans lose, de préférence ceux qu'elle prétend maîtriser.

Elle dit tout et n'importe quoi.

C'est une reine absolue du bordel organisé dans tout ce qu'elle touche, notamment ses fringues et sa vie

Elle deux passions dans la vie: ses chaussures, et ses amours, l'amour qu'elle porte à ses escarpins, les escarpins qu'elle porte en faisant l'amour

Le réalisateur semble adorer faire des plans du pont Alexandre III, dont je dois connaître chaque centimètre carré par coeur.

Et elle adore le chocolat noir.

Alors plus je regarde, plus je me dis qu'autant j'avais eu du mal à m'identifier à Bridget Jones parce qu'elle ne sait pas cuisiner (non, la soupe bleue, ça ne compte pas), a 15 kilos en trop, a des amis tarés et pas vaguement normaux, hurle à mort sur "all by myself" et habite London, autant là, je me sens parfois à la lutte.

Au moins Bridget était blonde.

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08 mai 2007

Amis des poetes...

... je vous conseille de passer votre chemin fissa, car je crois que vous encourez un risque certain d'être un tantinet perturbés pour les secondes à venir.

Un soir de cette semaine, je me suis retrouvée dans un bar du quartier de l'Odéon, a priori tout à fait au niveau de ce que l'on peut attendre du quartier: petit, assez sombre, une déco assez aléatoire, et des prix aléatoirement fixés vers le haut.

Nous prenons place sur des tabourets hauts en bois sombres. Le mien est bacal, c'est une loi de la nature. Mes voisins affichent de bonnes têtes de gagnants: trois garçons d'une vingtaine d'années, une masse de cheveux artistiquement engluée dans un mouvement assez indéfini, une chemise blanche rentrée dans un jean Diesel qui maintient - plus qu'il n'est maintenu - par une ceinture Gucci. Pas eu le temps de détailler plus, mais je ferais un pari à 15 contre 1 pour le boxer D&G qui dépasse judicieusement du jean. Claaaasse.

Je devine leur pensées.

"Je suis là parce que c'est en bas de chez moi. Je vais normalement au Neo ou au Baron pour me faire une coupe de Crystal, mais là c'est fermé. Le Crystal? Roederer, bien-sûr, chérie. Tu verras, c'est, comment dire, unique. Un jour, je te montrerai. Tu comprendras ce que c'est, le champagne. Depuis, je ne peux vraiment boire que ça. Là, oui, bien-sûr, je prends un coca, mais c'est pour me purger. Il faut que tu prenne soin de ton corps, chérie."

Bref.

Et de quoi parlaient nos poètes en goguette, donc?

Je cite. Donc. Texto.

- Moi je kiffe les filles quand elles sentent la bite.
- Moi, en ce moment, c'est plutôt la tête de veau qui cuit presque sous vide dans la croûte de sel.

Amis des poètes, bonsoir.
Photo: Mondino

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29 avril 2007

Retour en arriere... ou avancée?

J'ai décidé de prendre le téléphone ce soir et d'appeler quelqu'un que j'ai fait sortir de ma vie il y a près de 5 ans parce qu'elle m'avait blessée.

Nous nous connaissions alors depuis 15 ans. Nous nous étions rencontrées dans une bibliothèque un peu poussiéreuse d'un collège du 18ème arrondissement qui abritait nos répétitions de chorale. Nous étions sur le coup "tombées en amitié", tout comme les québécois parlent de "tomber en amour". Elle me considérait comme la soeur qu'elle n'avait jamais eue. Cela ne pouvait en être autrement pour moi.

5 ans après notre "rupture", je crois que je suis capable d'oublier, ou plutôt non: d'essayer à nouveau.

Est-ce que c'est ça, être adulte?
Au cas où vous vous posiez la question, non, ce n'est pas nous sur la photo. Mais cela aurait pu l'être.

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28 avril 2007

Rencontre du 3ème type

J'ai rencontré un tombeur. Un vrai. Un tellement vrai qu'on a envie de se pincer plusieurs fois de suite, histoire de bien vérifier que la scène est bien réelle.

Petite mise en situation. Appelons-le M.

Je ne me souviens pas de la première fois où j'ai rencontré M.

Et à bien y repenser, c'est finalement normal. Grand, mais sans plus, corpulence normale, M. est un garçon que l'on ne remarque pas, qui a tendance à se fondre un peu dans la masse. A l'observer, on se prend à remarquer sa démarche lente et légère, son regard clair baissé, son sourire à peine esquissé et sa chemise dont un des bords est un peu retourné.

M. doit avoir 25 ans, et c'est le genre de garçon que l'on range immédiatement dans le lot des petits frères potentiels. Ils font partie du paysage, sans plus. Ils ne sont ni intrigants, ni dangereux. Ils sont là, c'est tout. Pour un peu, on aurait envie de les conseiller. Et de redresser ce fameux col.

Une chose en entraînant une autre, M., un autre gars et moi nous sommes retrouvés dans une de ces boîtes parisiennes où il vaut mieux être jeune, beau, et de préférence avec un sourire qui rappelle l'éclat d'une carte platinium si l'on ne souhaite pas se colletiner une bonne demi-heure sur le pavé à attendre que le bon-vouloir du videur correspondre à notre envie d'entrer.

Nous arrivons, je plonge mon regard dans celui du videur, le sien parcourt rapidement la dégaine de mes deux accolytes et nous rentrons, sous le regard outré d'une dizaine de personnes que nous avons en effet grillé au poteau.

A l'intérieur, lumière rougeoillante, grandes glaces, et des ribambelles de jeunes parisiens en goguette. Un passage au stand plus tard, nous nous retrouvons tous les trois à scruter la salle. Et c'est alors que M. s'est révelé.
Il était visiblement dans son élément. La démarche n'était pas lente, elle était féline. Son regard n'était pas baissé, il lui servait en fait à regarder sans être vu, à choisir ses proies. Et elles furent nombreuses, ce soir-là, à se dévisser le cou sur son passage, à arrêter de boire leurs Cosmo et autre Vodka-Schweppes pour afficher un sourire et espérer attirer son attention.

De mon côté j'ai profité d'une grande leçon de séduction. Et surtout d'une petite leçon de vie.

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01 avril 2007

Jolie découverte

Fin d'après-midi complètement surréaliste dans un petit café du 20ème: le Gobe-Lune.
Belle découverte d'un lieu où les voix gouailleuses se mélangent à l'entrechoc des verres et à la rengaine poussée par l'accordéon. Une jeune femme juchée sur un tabouret haut lance ses dés en rythme avec la musique. La porte s'ouvre en grinçant légèrement, les gens se poussent pour se faire de la place sur les banquettes en moleskine, on se passe les cendriers. On a l'impression d'être dans un film, sauf qu'il ne s'agit pas d'un film.

Alors forcément, l'accordéoniste traîne un peu, renacle à laisser la place. On le comprend, on en profite pour prendre un verre.

Puis j'ai découvert un jeune groupe, Gédéon Picot, qui essaye de redonner ses lettres de noblesse à la chanson française: un texte, un vrai, où on ne fait pas rimer "puisque tu n'étais plus là" avec "j'ai fini tout le Nutella", des musiciens qui jouent avec leur instrument et qui ne font pas qu'enchaîner des notes.

Certes, il y a des fois où l'on aimerait entendre la voix du chanteur plus distinctement, empêcher le violoniste de se planquer et à dire à la violoncelliste de se lâcher un peu, mais déjà là, la magie opère, on croit aux morceaux et on attend les prochains avec impatience...

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21 février 2007

On s'en fout, mais bon...

1. Depuis que P. a décidé que finalement il était beaucoup plus pratique de ne plus se voir parce que ça lui évitait de se poser des questions existentielles, niveau ménage chez moi, c’est assez catastrophique. Je sais, faire le lien n'est pas facile. Essayez de vous concentrer, ça va venir. Bref, je me demande si en partant, P. n'a pas pris mon ménage avec lui .... pourtant je ne comprends pas, il ne l'a jamais fait...

2. Samedi, je me suis fait violence pour sortir de Paris, MA ville a-do-rée. Et comme Nicolas Hulot et autres pseudos maîtres à penser nous le répètent à longueur de communiqués de presse, la planète va mal. Bref, je me suis chopée un beau rhume des foins en plein mois de février rien qu'en allant au bois de Vincennes. Et du coup, je me suis crue au printemps, et hop, petit nettoyage d'appart(ounet) du sol au plafond. Faut que j'arrête le bois de Vincennes.

3. Bonne nouvelle : j’ai fait un constat très stimulant. Je suis sortie avec un nombre de crétins assez respectable dans cette ville pour que statistiquement, il me reste plus de chances de me retrouver avec un type sympa.

4. Je devrais arrêter d'arrêter de dormir. Parce que mes neurones commencent à fondre. Et que mes (gentils) collègues commencent à s'inquiéter de me voir (de plus en plus fréquemment)réprimer (difficilement, d'ailleurs!) une crise de rire en pleine réunion.

5. A votre avis, je dois refaire mes calculs en prenant l'hypothèse que les crétins migrent de façon aléatoire?

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14 janvier 2007

Retour en arrière

En faisant du tri dans mes papiers, je suis tombée sur plusieurs feuillets griffonnés à la hâte lors de longs trajets en métro, d’entractes, de voyages en train… Pensées en vrac jetées sur du papier qui m’ont, quand je les ai trouvées, donné l’impression de me retrouver plusieurs mois en arrière.

Août 2006.

Les vacances commençaient bien. Mon sac bleu roi sur l’épaule, je descendais les Champs-Élysées en contemplant les touristes. Je me suis surprise à me sourire à moi-même à la simple idée que j’avais la chance incroyable d’y habiter. Eux, les touristes, devraient se contenter de quelques heures volées entre la visite de la dernière exposition du Grand Palais et un Mojito à 15€ siroté avec une langueur de circonstance à la terrasse du Sir Winston.

Soit, certains auraient probablement qualifié d’échec le fait de se retrouver à habiter un studio de 27m2 à l’aube de la trentaine. Mais mon « placard », comme je l’appelle affectueusement, a beaucoup plus pour lui que la simple somme de ses mètres carrés. C’est mon antre, mon repère, mon abbaye de Thélème, mon acacia dans le désert.

Quelle idée ! Moi, la fille du maroquinier de Ménilmuche, de l’autodidacte dont la débrouille, l’envie d’apprendre et d’avancer étaient les seuls diplômes, les seules portes d’entrée dans la vie, j’avais une adresse qui fait rêver, dans le cœur du « grand Paris ».

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11 novembre 2006

Un petit tour au pays de la Petite Sirene

Si je vous dis Danemark, vous allez penser grandes blondes (ou grands blonds, c'est selon!), contes de Hans Christian Andersen, Stimorol, Lego, voire Karen Blixen, Niels Bohr ou Lars von Trier...

Mine de rien, nous connaissons plus que nous le soupçonnons de ce petit pays paumé quelque part en haut de l'Europe...

La Maison du Danemark sur les Champs Elysées a justement pour but de favoriser les interconnections entre la culture française et la culture danoise. Et c'est dans ce cadre qu'elle propose en ce moment une expositions de photos, Highlights.

Cette exposition se veut un véritable condensé de la diversité des collections du musée de la Photographie de Copenhague, depuis les photographies internationales du XIXe siècle jusqu'aux photographies les plus contemporaines.

En en plus, c'est gratuit, et c'est jusqu'au 3 décembre. Bref, aucune excuse pour ne pas y aller. Même par inadvertance, et même dans l'espoir secret de rencontrer (par hasard, bien-sûr), le beau Danois ou la belle Danoise de vos rêves.

Vi ses!
(à bientôt, en danois, bien-sûr!)

Détails pratiques
Maison du Danemark, 142 avenue des Champs-Elysées (2e étage), 75008 Paris
M°Charles de Gaulle-Etoile ou George V
mardi-vendredi 13h-19h / samedi, dimanche et jours fériés 13h-18h
entrée libre

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02 novembre 2006

3 secondes de grâce

Robert Doisneau avait le triomphe modeste. Dans les bandes sonores diffusées dans l'exposition qui lui rend hommage à l'Hôtel de Ville, on l'entend dire:

«J'ai réussi 300 photos dans ma vie, au centième de seconde ; ça fait trois secondes en cinquante ans... »
Voici une phrase qui n'appelle certainement aucun commentaire, quand on se rappelle que l'auteur, entre autre, du célébrissime Baiser de l'Hôtel de Ville, est sans doute l'un des photographes les plus populaires du XXème siècle.

L'exposition, c'était prévisible, draine les foules. Et ce d'autant plus qu'elle est gratuite. Mais prenez un bon copain - ou au pire un bon bouquin - et votre mal en patience... cela vaut vraiment la peine d'y aller!

Hop, détails pratico- pratiques:
Paris en liberté
Exposition à l'Hôtel de Ville, 5, rue Lobau, 75004 Paris.
Tlj sf dimanche, 10 h-19 h, jusqu'au 17 février, entrée libre

Et un petit lien vers le dossier du site de la Mairie de Paris consacré à l'expo.

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09 octobre 2006

Dans Paris


Une très bonne surprise avec ce film hors du commun de Christophe Honoré qui semble arriver tout droit des années 60 dans la lignée des Truffaut: graphisme, apostrophe au spectateur, vues de Paris. On remarque aussi un Guy Marchand très touchant en père un peu largué qui essaye de racheter l'amour de ses fils avec un bouillon de poule.

L'histoire: deux frères, joués par Romain Duris et Louis Garrel, se retrouvent à la veille de Noël chez leur père. Le film les suit pendant 24 heures dans leurs histoires d'amour et de désespoir.

Et c'est la révélation de Louis Garrel, César du Meilleur espoir masculin en 2005 avec Les Amants Irréguliers*, en improbable Don Juan et véritable "homme qui aimait les femmes"... Ah tiens, il s'agit là aussi d'un film de Truffaut... On pensera aussi à Jean-Pierre Léaud ou à un jeune Belmondo dans dans A bout de souffle... Bref, je sens que je vais guetter ses prochaines apparitions...

Et puis, je me demande si je ne vais pas me faire une petite cure de Nouvelle Vague, histoire de retourner aux sources...


*réalisé par Philippe Garrel, le père de Louis

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24 juillet 2006

Trash?

Visite hier après-midi de l'exposition des photos de Marilyn à la fondation Dina Vierny.

On peut y voir jusqu'à cet automne une sélection de portraits faite en 1962 par Bert Stern, le photographe des stars. Quelques semaines avant sa mort, Marilyn accepte de poser pour lui

Loin de nous donner une image macabre, de nous promener au panthéon d'une défunte, cette expo surprend notre regard.

Marilyn est incandescente, son corps, son visage irradient à la fois de présence et de douleur. On ne peut s'empêcher de baisser les yeux devant les siens, qui débordent d'un désarroi alcoolisé, comme si rien ne pouvait la retenir.

Sentiment étrange de se sentir en position de voyeur devant les ultimes photos d'une femme dénudée?

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